Une étude d'impact qui pose les chiffres
Bpifrance Le Lab vient de publier les résultats de la première évaluation d’impact de ses diagnostics climat — le Diag Décarbon’Action et le Diag Éco-Flux. L’étude, réalisée à partir de données croisées avec celles de l’INSEE (enquêtes EACEI et ANTIPOL), porte sur les entreprises industrielles de plus de 20 salariés ayant bénéficié de ces dispositifs.
Les résultats sont nets. Par rapport à des établissements comparables n’ayant pas réalisé de diagnostic, les entreprises accompagnées enregistrent en moyenne une baisse de 17 % de leur consommation énergétique, dans un délai d’environ 18 mois. En termes financiers, cela représente une économie moyenne de 23 000 euros par an sur la facture énergétique.
L’étude révèle un autre effet, peut-être plus structurant encore : les entreprises diagnostiquées sont 7,5 points de pourcentage plus susceptibles d’investir dans la dépollution et l’amélioration environnementale. Soit une hausse d’environ 18 % par rapport aux entreprises non accompagnées. Le diagnostic ne se contente pas de réduire les consommations — il déclenche une dynamique d’investissement.
Côté adoption, le Diag Décarbon’Action a connu une montée en charge rapide avec plus de 2 500 bénéficiaires en 2024. Le secteur manufacturier représente à lui seul 37 % des diagnostics réalisés, et l’industrie, la construction et le transport concentrent environ la moitié du total.

Le mécanisme : pourquoi le diagnostic change la donne
Ces résultats ne sont pas surprenants quand on comprend le mécanisme à l’œuvre. Les diagnostics climat de Bpifrance reposent sur un principe simple mais puissant : une prestation de conseil individualisée, financée par les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), qui débouche sur un plan d’action opérationnel.
Le Diag Éco-Flux analyse les flux d’énergie, d’eau, de matière et de déchets pour identifier les gisements d’économies. Le Diag Décarbon’Action réalise un bilan des émissions carbone et prépare un plan de décarbonation. Dans les deux cas, l’entreprise repart avec une feuille de route chiffrée, priorisée, actionnable.
C’est ce passage de l’abstrait au concret qui fait la différence. Comme le souligne Isabelle Albertalli, Directrice Climat chez Bpifrance, une PME qui analyse précisément ses consommations peut dégager en moyenne 50 000 à 60 000 euros de gains récurrents annuels. Le diagnostic rend visibles des économies que l’entreprise ne soupçonnait pas — et crédibilise le passage à l’investissement.
Et le tertiaire dans tout ça ?
L’étude porte sur l’industrie. Mais la logique qui fait le succès des diagnostics climat — un audit subventionné qui débouche sur un plan d’action concret — s’applique pleinement au secteur tertiaire. Et les enjeux y sont au moins aussi pressants.
Un cadre réglementaire qui ne laisse pas le choix
Les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² sont soumis au Décret Tertiaire, qui impose une réduction progressive de leur consommation énergétique : -40 % d’ici 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050 (par rapport à une année de référence). Le Décret BACS rend par ailleurs obligatoire l’installation de systèmes d’automatisation et de contrôle (GTB) dans les bâtiments les plus consommateurs. Et les critères ESG pèsent de plus en plus dans les décisions d’investissement et de valorisation immobilière.
Bureaux, surfaces commerciales, entrepôts logistiques, locaux de santé : aucune typologie n’échappe à ces obligations. La question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais par où commencer et comment financer.
Le Diag Perf'Immo : l'équivalent tertiaire des diagnostics climat

C’est précisément le rôle du Diag Perf’Immo, le dispositif de Bpifrance dédié au secteur tertiaire. Lancé en 2023 et renouvelé en mai 2025 dans le cadre du programme PACTE Entreprises, il reste disponible en 2026 (jusqu’à épuisement des fonds).
Le principe est le même que pour les diagnostics climat industriels : un bureau d’études spécialisé, agréé par Bpifrance, réalise un diagnostic approfondi qui aboutit à des scénarios chiffrés de rénovation énergétique. Le diagnostic est subventionné à hauteur de 50 % pour les PME (dans la limite de 8 500 € par site).
Concrètement, le Diag Perf’Immo comprend la collecte et l’analyse des données existantes (plans, équipements, historiques de consommation), une visite sur site avec mesures complémentaires, un bilan énergétique avec définition d’objectifs conformes au Décret Tertiaire, l’élaboration d’au moins trois scénarios de rénovation chiffrés et hiérarchisés, et si nécessaire, une aide à la déclaration sur la plateforme OPERAT.
Qui est éligible ? Les PME propriétaires ou exploitantes de bâtiments tertiaires ou mixtes (tertiaire + industriel) situés en France. Cela couvre un spectre large : bureaux, commerces, santé, tourisme, logistique, services. La limite est de 4 sites par demande.
Combien ça coûte ? Le coût est établi par devis, dans une fourchette de 3 000 à 17 000 € HT selon la surface et la complexité. Avec la subvention de 50 %, le reste à charge pour une PME peut descendre à quelques milliers d’euros par site.

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Du diagnostic à l'action : ce que le Diag seul ne fait pas
L’étude Bpifrance Le Lab le confirme pour l’industrie : le diagnostic est un catalyseur. Mais il ne fait pas tout. Il fournit la feuille de route — scénarios, chiffrage, priorités. Encore faut-il ensuite structurer le montage financier, mobiliser les aides complémentaires et piloter la réalisation des travaux.
Dans le tertiaire, c’est d’autant plus vrai que les projets impliquent souvent plusieurs leviers simultanés : installation de GTB (conformité BACS), isolation de l’enveloppe, modernisation des systèmes CVC, relamping, voire déploiement photovoltaïque. Les montants en jeu se comptent en dizaines, parfois en centaines de milliers d’euros par site.
C’est là que l’accompagnement par un bureau d’études qui maîtrise l’ensemble de la chaîne — du diagnostic initial au suivi post-travaux — prend tout son sens. Le Diag Perf’Immo pose les fondations. Mais la performance énergétique réelle se construit dans ce qui suit : la stratégie de travaux, le montage financier (CEE, Prêt Éco-Énergie, Prêt Vert, aides régionales) et la maîtrise d’œuvre.
Chez Greenta, c’est cette continuité que nous apportons à nos clients — gestionnaires d’actifs, propriétaires de surfaces commerciales, exploitants logistiques — dans le cadre de notre méthodologie en 5 phases : Études, Stratégie, Conception, Financement, Réalisation. Le Diag Perf’Immo s’inscrit naturellement dans cette démarche, comme point d’entrée structurant d’un projet de performance énergétique global.
Ce qu'il faut retenir
L’étude Bpifrance Le Lab apporte une validation empirique à ce que les professionnels de la performance énergétique observent sur le terrain : un diagnostic bien conduit ne coûte pas — il rapporte. Il réduit les consommations, il déclenche l’investissement, il structure la prise de décision.
Pour le secteur tertiaire, soumis à des échéances réglementaires de plus en plus proches (2030 pour le premier jalon du Décret Tertiaire), le Diag Perf’Immo représente un point d’entrée accessible et subventionné. Les entreprises qui s’en saisissent aujourd’hui se donnent le temps de planifier, de financer et de réaliser — plutôt que de subir l’urgence demain.
→ Vous êtes propriétaire ou exploitant de bâtiments tertiaires ? Contactez Greenta pour évaluer votre éligibilité au Diag Perf’Immo et structurer votre trajectoire de performance énergétique.
Des questions ?
Selon l’étude Bpifrance Le Lab (2026), les entreprises industrielles ayant réalisé un diagnostic enregistrent une baisse moyenne de 17 % de leur consommation énergétique en 18 mois, soit environ 23 000 € d’économies annuelles. Elles sont aussi 18 % plus susceptibles d’investir dans l’amélioration environnementale.
Le Diag Perf’Immo est un diagnostic de performance énergétique proposé par Bpifrance, dédié aux bâtiments tertiaires. Subventionné à 50 % pour les PME, il fournit un bilan énergétique et des scénarios chiffrés de rénovation conformes au Décret Tertiaire.
Les PME propriétaires ou exploitantes de bâtiments tertiaires ou mixtes (tertiaire + industriel) situés en France : bureaux, commerces, santé, tourisme, logistique, services. Limite de 4 sites par demande.
Oui. Renouvelé en mai 2025 dans le cadre du programme PACTE Entreprises, le dispositif reste accessible en 2026 jusqu’à épuisement des fonds.
Le Diag Décarbon’Action et le Diag Éco-Flux ciblent principalement les PME industrielles (bilan carbone et optimisation des flux). Le Diag Perf’Immo est spécifiquement conçu pour les bâtiments tertiaires, avec un focus sur la conformité au Décret Tertiaire et les scénarios de rénovation énergétique.
Greenta — Acteur global de la performance énergétique des bâtiments, de la stratégie à la réalisation.
Sources
- Bpifrance Le Lab — Évaluation d’impact des diagnostics climat (mars 2026)
- Bpifrance — Fiche dispositif Diag Perf’Immo (bpifrance.fr/catalogue-offres/diag-perfimmo)
- Tribune Isabelle Albertalli, Directrice Climat Bpifrance (L’ADN / Livre des Tendances Business 2026)